Depuis quelques mois, ça ne va pas …je suis obnubilée par le fait d’être malade. Et au vu de mon parcours, les médecins et mon entourage mettent très vite celà sur un contre coup de ces 18 derniers mois. En attendant, le diagnostic n’avance pas, je reste convaincue d’être malade, les symptômes sont de plus en plus présents ces derniers jours. J’ai démarré un traitement anxiolytique en me disant que si c’était psychologique, ça irait mieux. Ça m’a calmé quelques jours, pas plus. J’avoue que je prends la dose minimale, moins que la prescription car on m’a tellement mise en garde sur le risque de dépendance.
J’essaye devant les enfants, devant les amis de faire comme si de rien n’était mais certains jours c’est difficile. J’aimerais qu’on prenne en compte mes symptômes et qu’un spécialiste puisse enfin se prononcer. J’ai réussi à trouver un rdv dans 2 semaines. J’ai conscience que les risques que ce soit la maladie à laquelle je pense sont faibles mais ils existent et le malheur peut parfois frapper au même endroit. J’aimerais tant pouvoir enfin être apaisée, je suis fatiguée de ces angoisses. Je n’ose plus en parler ni à ma famille, ni à mes proches amis car pour eux, c’est impossible que je sois malade et j’en ai marre de passer pour une « folle ». Mais moi, je sais que rien n’est impossible, le malheur n’arrive pas qu’aux autres. Je pense que tant qu’on ne l’a pas vécu, on est plus insouciant.
2 semaines…par moment ça paraît court mais ça semble aussi durer une éternité parfois
Si tu n’oses plus en parler autour de toi, viens te confier ici.
D’où qu’il vienne, de ce qu’il s’est passé il y a un an et demi, ou bien de ton intime conviction, personne ne doit balayer ton mal-être d’un revers de main.
Le malheur frappe sans discernement, et parfois au même endroit, je pourrais en témoigner.
Mais il n’est jamais certain.
Vivement ce RDV, j’espère qu’il t’apportera enfin du réconfort.
Pensée attentionnée.
N.
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