Ca me parait si loin et si près à la fois. Le temps me semble parfois long, j’ai l’impression de ne pas avoir pu les serrer dans mes bras depuis une éternité et en même temps je me rappelle de cette nuit comme si c’était hier. Depuis plusieurs mois, je ne rêve plus d’eux. Ça m’est arrivée seulement 2 ou 3 fois. Le soir, quand je me couche, je demande à mon fils de venir dans mon sommeil, j’ai besoin de le voir, de le prendre dans les bras …mais rien depuis trop longtemps.
Le temps s’égrène inexorablement, avec cette envie de reprendre une vie la plus normale possible, un envie d’oublier tout autant que le besoin d’en parler pour ne pas les oublier. Je voudrais pouvoir mettre de côté ce manque, cette douleur qui part et revient sans prévenir. Je voudrais pouvoir revenir en arrière et changer le cours de nos vies. Je voudrais pouvoir refaire des projets sans avoir ce pincement au coeur. J’ai repris un suivi psy, je ne suis pas totalement convaincue, je retente une ou deux séances et en fonction j’en essayerai peut être une autre.
Nous rentrons dans une période difficile à gérer émotionnellement : les 6 mois, la Toussaint , les fêtes de Noël puis son anniversaire….le 1er qu’on ne pourra plus lui fêter. J’angoisse par avance pour toutes ces étapes. La fatigue me gagne par moment, de plus en plus souvent. C’est usant de faire semblant que la vie suit son cours, de le vouloir sincèrement car il n’y a pas le choix de faire autrement mais d’être rattrapée par ce manque, ce sentiment d’injustice. Se laisser du temps, accepter ces moments de tristesse, accepter ces moments de joie sans culpabiliser. Le chemin sera encore long.
Période particulièrement difficile en ce moment où tout rappelle les disparus … Les « premières fois » sont très certainement les plus douloureuses. Prends soin de toi quelle que soit la manière.
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